AVIS AUX EMPLOYE(E)S DE TORNOS

Suite à l’annonce de votre direction de sa volonté de nous expulser de l’usine Junker et le choix de nous défendre pour sauver le Pantographe, nous aimerions tordre le cou à certaines idées reçues : nous ne sommes pas responsable du mauvais état des finances de Tornos. Voici un correctif quant à la gratuité de la mise à disposition de l’usine Junker :

1. On a investi 230’000frs dans la baraque en 2013 pour rembourser les rénovations faites par le musée dans l’aile nord, on paye 450.- d’intérêts mensuels.
2. Les frais de chauffages sont cumulés sur une ardoise depuis 2013. Ils devaient être rajoutés au coût du bâtiment lors du rachat de celui-ci par notre association.
3. On assume l’entier des frais d’entretien intérieur et extérieur ainsi que le gardiennage, ce qui évite le dépérissement et les actes de vandalisme.

Nous ne connaissons pas le bilan effectif de notre présence car Tornos a toujours refusé de nous communiquer les chiffres, mais si le deal effectué il y a 7 ans n’était pas profitable autant à Tornos qu’au Pantographe, il n’aurait probablement pas été conclu, Tornos n’est pas une fondation donatrice.

NOUS N’AVONS JAMAIS EXIGÉ LA GRATUITÉ
LE PANTOGRAPHE N’A JAMAIS ÉTÉ UN SQUAT

Combien aurait coûté la rénovation en 2008 pour pouvoir louer le bâtiment aux normes du marché ? Il n’y avait qu’un mouvement alternatif qui pouvait l’habiter dans cet état. Nous laisser en jouir sans exiger de loyer permettait également de nous expulser à tout moment, mais cela a changé avec la promesse de vente de 2013. Depuis, nous n’avons cessé de demander les documents nécessaires au rachat pour enfin ne plus être considérés comme une charge pour l’entreprise : cette promesse n’a pas été tenue.

On demande simplement que l’on cesse de nous juger sans savoir, alors que l’on investit 100% de notre temps dans une structure publique sans gagner un rond. C’est tellement improbable que personne ne nous croit.

Vous êtes toujours les bienvenuEs, que ce soit pour parler de cette situation, boire un café, réparer un vélo ou voir un spectacle. Le Pantographe est ouvert 7/7 à toute heure décente, et ce jusqu’au jour où vos patrons nous expulserons de force si nous n’arrivons pas à trouver une solution qui provoque moins de dégâts, autant pour Tornos que pour le Pantographe.

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