MANIFESTE POUR LA VIE DU PANTOGRAPHE

cynismenetLa brutalité de la décision d’expulsion du 2 octobre 2015, sans concertation préalable et dans le contexte des pourparlés en cours depuis 2013 entre le Collectif et Tornos est socialement et humainement intolérable au sein d’un système dit civilisé.

Après presque 10 ans de développement d’un idéal défendant d’autres formes de culture et d’autres modes de vie nécessaires à l’équilibre sociétal, le Pantographe est devenu une œuvre collective, un patrimoine culturel, moral et social. Il sera défendu comme tel par ses milliers de sympathisants.
Il est indissociable des murs qui l’ont vu évoluer, dont chaque centimètre carré a été transformé, sculpté, façonné avec tellement de temps, de mains, de passion.

12096580_916296811751864_239326300489512246_n Une expulsion équivaut à extraire ses organes d’un corps, un relogement à l’écorcher vif et lui demander de régénérer sa peau.
Nous revendiquons notre droit à exister et fonctionner selon des critères respectueux de la différence, tolérant les droits des entreprises à buts lucratifs, mais exigeant que celles-ci qu’elles n’en abusent pas au dépend de la collectivité.

 Dans la société à laquelle nous aspirons, personne n’a le droit de détruire l’œuvre d’autrui sans raison valable. Le Pantographe est notre œuvre, sa valeur ne peut être chiffrée, nous refusons de la regarder se faire écraser par une restructuration dont Tornos n’a pas la politesse de dévoiler ne serait-ce que les avantages économiques.

Le financement du Pantographe est assuré uniquement par le temps et les dons des personnes qui souhaitent le soutenir. Si l’entreprise Tornos ne veut plus en faire partie, il suffit qu’elle tienne ses engagements et vende l’usine Junker au Collectif, comme elle l’a promis en 2013.

Le Collectif demande à la direction de fournir les documents nécessaires à l’acquisition de l’usine Junker ou qu’elle accepte de discuter une alternative qui garantisse la pérennisation du Pantographe.

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