Le Pantographe ne coûte pas 30’000, il fait économiser 48’954 frs par an à Tornos

En faisant signer la pétition dans les rues de Moutier et de Porrentruy ces derniers jours, on a reçu une grande majorité de messages positifs, mais aussi deux principales remarques, auxquelles on se permet de répondre  :

“Le Pantographe ? Ha, ben on croyait que vous aviez été expulsés ?”

… on est menacés d’expulsion. On est pas encore dehors, ça dépend de ce que chacun fait maintenant (signez ♥). Si vous regardez notre calendrier des résidences, on en a jusqu’à loin l’année prochaine et on célèbre nos dix ans en mars avec un GRRRROS événement de trois semaines. Vous croyez vraiment qu’on va accueillir les artistes et fêter nos 10 ans sous tente ?

“Si vous avez pas trouvé l’argent pour acheter, après avoir coûté 30’000 frs par année faut pas vous étonner…”

On avait l’argent en novembre 2013 et il n’y a JAMAIS eu de délai imposé par Tornos. On avait les fonds propres et la Banque Alternative Suisse avec nous. Tornos ne voulait/pouvait pas nous donner l’analyse de pollution des sols que la banque exigeait, donc la vente a été reportée.

Quant aux frais de chauffage, si le calcul (un calcul impossible, voir la lettre ouverte) de 30’000 frs/ an de Tornos était juste, ça voudrait dire qu’il faudrait 6000 litres (à 100frs/100l) de mazout par mois pour les 5 mois pendant lesquels on chauffe à 17 degrés, n’importe quoi !

Si on joue à ce jeu là, (c’est hyper complexe et approximatif ce genre d’exercice, mais on a essayé avec un ami architecte) on peut évaluer ces frais en comparant à un bâtiment de même âge à température identique : ça nous donne 4.33 frs x 3000 m3 chauffé = 13’000frs par an.

De plus, en comptant les coûts d’entretien selon l’échelle des banques (2% de la valeur du bâtiment), avec la valeur incendie comme base de calcul (3’097’700frs) ça nous donne 61’954frs que Tornos devrait investir chaque année si nous ne nous occupions pas de l’entretien et de la rénovation.

Donc, on ne coûterait pas 30’000.- mais 13’000.-  en frais de chauffage, et on ferait économiser 61’954.-  Différence : 48’954.- par an au bénéfice de Tornos.

C’est probablement le calcul qui a été fait par la direction de 2008, qui a accepté de nous laisser le bâtiment contre bon soin. C’était plus avantageux que de le laisser vide et plus sensé que d’investir des millions pour le rendre viable à toute autre utilisation.

Est-il aujourd’hui éthiquement acceptable qu’une entreprise se base sur des chiffres biaisés pour justifier devant la presse l’expulsion d’une structure bénévole et non subventionnée ?

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