Mais pourquoi l’équipe du Pantographe s’accroche-t-elle ainsi à l’usine Junker ?

– Car comme le musée du tour automatique en 2010, la nouvelle direction de Tornos fait fausse route, en faisant des projets sans tenir compte de l’existence du Pantographe.

Cette décision est contre-productive pour le tissu économique, social et culturel de la région. Les dégâts collatéraux, certains se ressentent déjà, seraient bien plus important que l’éventuel bénéfice que l’entreprise pourrait tirer de la récupération de ce bâtiment :

  • la disparition brutale d’un espace culturel et social avant-gardiste et unique en son genre, dont Tornos comme la ville pourraient s’enorgueillir, au lieu de provoquer ou déplorer sa perte. Le Panto est une carte de visite importante, véhiculée loin à la ronde par les artistes.
  • la dégradation de la réputation et de la crédibilité de Tornos au yeux d’une grande quantité de personnes, alors que jusqu’au 2 octobre 2015, nous prenions soin de citer l’entreprise en exemple pour son ouverture d’esprit liée au contrat de confiance conclu en 2008.
  • l’ambiance peu amène entre sympathisants et opposants est néfaste autant pour le Pantographe, dont un des buts est au contraire de créer des liens, que pour la direction, qui pour d’autres raisons également, perd progressivement la confiance de ses employés et partenaires.
  • La perte pour la ville de Moutier de l’outil culturel novateur que sera le bureau du fOrum culture et la fragilisation de la procédure de mise en place de cet important projet de mise en réseau des acteurs culturels des Juras et de Bienne. Le Pantographe a été choisi car il correspond à la ligne fédérative et libertaire du réseau, aucun autre lieu à Moutier ne jouit de pareilles concordances.

– Car la logique de la propriété privée devrait servir à préserver les droits du propriétaire légitime d’un bien, et pas avantager aveuglément son propriétaire légal.

Qui est le propriétaire légitime de l’usine Junker ?
L’entreprise Tornos, qui s’en est débarrassée en 1999 dans un état déjà passablement délabré, l’a rachetée en 2008 pour ne pas courir le risque qu’un autre acquéreur en précipite la coûteuse et obligatoire dépollution dont elle aurait du assumer le coût et, n’en ayant aucune utilité, l’aurait laissée dépérir en attendant le déluge?
Ou, le collectif pour la culture, qui l’a louée depuis 2006, remise en état, y a redonné vie, en a changé l’affectation, y a organisé des centaines de résidences et d’événements, a du y investir 230’000 frs en 2013 en même temps qu’il recevait une proposition de vente de la part de l’ancienne direction pour la somme de 212’000 frs  ?
Pour le bien de tous, cette question devrait recevoir à ce jour, ici et ailleurs, la citation suivante pour réponse : « la terre appartient à celui qui la travaille ».

– Car il est éthiquement intolérable qu’une entreprise, qui depuis son entrée en bourse en 2001 n’a d’autres buts que de générer du profit, puisse avoir le droit de vie ou de mort sur un projet à but non lucratif, d’utilité publique et entièrement bénévole.

Dans quel sorte de société vivons nous, si elle accepte sans broncher ne serait-ce que l’idée d’une telle injustice ?

– Car Moutier est une ville qui subit un exode de sa jeunesse, que nous en sommes citoyens depuis toujours pour certains d’entre nous, et que nous avons voulu y créer un lieu généreux et ouvert à tous, dans lequel on se sent bien, au lieu d’aller “chercher bonheur” dans d’autres villes.

Nous pensons avoir réussi et nous y tenons d’autant plus que beaucoup n’y ont jamais cru, car selon eux « à Moutier, rien ne marche ». Rien que pour démentir cette sinistre légende, le Pantographe doit continuer d’exister.

Vous pouvez agir pour que le pantographe vive !

Signez et faite signer la pétition de soutien du fOrum culture

Rejoignez-nous le 9 janvier 2016 pour la manifestation de remise de la pétition.

Passez au Panto ! AMENEZ VOS IDées ! faites le visiter a vos proches, parlez-en ! C’est ouvert à toute heure décente ! BIENVENUE !

MERCI !

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