24 mars : réponse du président du CA de Tornos

En réponse à notre lettre du 16.03.2016 M. Frôté, qui nous adresse la parole pour la première fois en dehors d’un “bonjour-au revoir” lors d’une visite du conseil d’administration fin 2014, nous rechante la même chanson. Morceaux choisis :

“Du fait de nos besoins, le CA de Tornos a décidé de reprendre possession le plus rapidement possible de l’usine Junker”

Quels besoins ?

“Dans ce contexte le CA de Tornos a ratifié la décision d’introduire à votre encontre, une procédure d’expulsion au vu de l’échec des négociations initiées” 

Quelle négociations ?

“En précisant encore que les décisions précitées ont été prises en total respect de la situation de droit et en fonction des besoins réels et des intérêts de notre entreprise, il ne m’est pas possible d’apporter à votre requête une autre réponse que la présente.”

Quelle situation de droit ? Celle qui permet cette expulsion, grand final du sabotage d’une procédure de rachat qui avait comme seul cadre légal la confiance de mise entre les parties depuis des années ?

On a demandé que le CA  remette en question cette décision pour les raisons qui précédent. M. Frôté nous répond en clair : Le CA ne le fera pas car il assume le comportement déloyal de sa direction.

Nous ne défendons pas quatre murs, nous défendons un idéal : si la situation de droit permet que l’occident soit faisandée par le cynisme d’hommes de petit pouvoir indignes des postes qu’ils occupent, alors elle doit changer. On sait qu’aucun changement n’est jamais venu sans acte de résistance ou sans recherche de pionniers. C’est pourquoi le mouvement qu’est le Pantographe incarne cette recherche dans un cadre serein, et cette résistance en temps de conflit.

L’orgueil de ces hommes derrière leurs buts lucratifs aura-t’il le bras assez long pour faire trancher l’épée de la justice aux dépens de notre entreprise à but philanthropique ?

Comme dit le proverbe : “On aime la justice en la maison d’autrui.” et comme disait Coluche : “Il existe deux sortes de justice : vous avez l’avocat qui connaît bien la loi et vous avez l’avocat qui connaît bien le juge”.

1 Comment

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Je suis carrément désolée de ce qui vous arrive. Vous avez créé un lieu de partage, de rencontre, de création et d’échanges complètement fou, vous méritiez pas ça. J’espère de tout cœur que vous arriverez à refonder autre chose, autre part, et sans ce couperet à la con au-dessus de la tête. Des bisous, plein d’amitié, plein de courage. L’avenir vous donnera raison !

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