L’informe information des médias dominants

En suivant les différents mouvements sociaux, on remarque rapidement qu’il est difficile de s’informer correctement au sujet des luttes de notre époque. En france, le pouvoir soit-disant démocratique affiche une volonté de criminalisation et division évidente des mouvements militants, engagés à l’origine contre les injustices sociales ou la destruction de la biodiversité. Des sujets totalement éclipsés dans les débats par les conséquences de la politique répressive de l’état : on ne parle plus que de violence, nourriture de base des médias dominants, principaux faiseurs d’opinion du système néo-libéral. Absurde et auto-destructeur, tellement représentatif du cercle vicieux dans lequel la société occidentale est embourbée.

On ne va pas s’attarder sur la France, mais si vous voulez en savoir plus, il reste quelques regards critiques, par exemple : un dossier du monde diplomatique.

En Suisse romande, est-ce différent ? C’est certes moins spectaculaire que sous le gouvernement Macron, mais comment se fait-il que tant de sujets soit peu ou pas traités et quand ils le sont, de manière peu approfondie ?

Quelques exemples :

Vous remarquez que la plupart des documents en lien ci-dessus ont été effectués par les journalistes du service public qui, au dire de certainEs d’entre elleux, jouissent d’une relative liberté dans le choix et le traitement de leurs sujets.

La censure dont souffre l’info au sein de cette exemple de démocratie néolibérale qu’est la suisse est bien plus insidieuse. Est entretenu ce fantasme de liberté d’expression, alors que les moyens d’investiguer et les tribunes offertes sont toutes orchestrés par les mots d’ordre du capitalisme : PLUS et VITE. La quantité et la cadence frénétique imposées ne permettent tout simplement pas à la critique d’émerger, distancée par les torchons gratuits et les news de stations services, qui sont à l’info ce que la musique d’ascenseurs est au Jazz . Le diktat faut aller vite car le premier rafle tout s’impose aux rédactions : au lieu de faire moins et mieux, elles claudiquent dans les déprimantes ornières tracées par la concurrence. Comme si quelqu’un de censé pouvait se contenter de ces jus de pub insipides et autres applications parasites.

Du coup, pour obtenir une info qui outrepasse le politiquement correct, il est nécessaire de diversifier les sources en regardant du coté des approches un peu plus rentre-dedans. On a fait une petite liste de médias indépendants qu’on connaît sur internet, mais il est évident que les moyens à leur disposition manquent, qu’il y a beaucoup de source non vérifiées et plein de portnawouak.

Alors que fait-on ? On essaie de trier soi-même l’information ? On aide les petites structures autonomes en participant en articles ou en pognon ? On fout le feu aux stations-services avec des journaux gratuits ? On sort et on parle aux gens ?

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