“Expulsion immédiate” pour La Baz pantographique à Ste-✞

Quelques propositions pour agir en bas de cet article.

Nous sommes sommé.e.s de quitter la petite dépendance de la friche Reuge dont nous avons pris soin durant plusieurs semaines, puis – pour nous défendre – nous présenter au jugement qui se déroulera le 20 février à Yverdon, soit après l’expulsion… çnfubj (çanousfaitunebellejambe)

…car il y’a “extrême urgence à intervenir” dixit l’avocat de Jürg Stäubli, le déchu mais pas inoffensive promoteur. Il vient de claquer deux salaires moyens en frais d’avocats pour qu’on gicle rapide, pour bétonner, pour spéculer, pour plus de fric, pour plus de plus ! C’est tellement original !

L’ordonnance du tribunal civil reçue ce matin en poste restante est presque limpide. Elle “Ordonne de quitter immédiatement et de rendre libre de tout objet (…)” (Ndt : cassez-vous avec votre merdier) et “Enjoint les agents de la force publique de concourir à l’exécution forcée” (NdT : sinon on vous pète la gueule). Il est laissé à ces derniers le choix de la manière, mais dans une temporalité réduite à quelques jours.

Que la victime soit un projet culturel et sociétal nécessaire, concret et généreux que beaucoup de Ste-crix apprécient et dont personne ne se plaint en dehors de M. petite poussière (NdT : staub en allemand = poussière) ne change rien à cette sentence.

“Extrême urgence” en prose judiciaire se justifie en cas de danger. L’installation illicite d’un poêle à bois en est un grand. Mais pas plus que “le risque de préjudice difficilement réparable”. Entendez “qui peut coûter de l’argent au propriétaire” si inopinément quelqu’un s’empale sur un fer à béton ou si le bâtiment brûle.

l’objet du délit-re

Nous avons néanmoins fait venir le ramoneur qui a constaté que la cheminée était propre et nous a conseillé de combler les lacunes du crépis afin qu’elle soit conforme aux normes. Ce qui sera fait urgemment si on nous en laisse le loisir.

Il suffisait donc d’une couche de crépis pour sauver les membres du collectif d’une mort certaine, d’un simple contrat tacite avec le propriétaire pour le déresponsabiliser de tout risque… pour nous permettre de faire le job que l’on sait faire : créer des univers solidaires.

C’eut put se passer ainsi. C’était oublier la sacralisation de la propriété privé et l’impunité de ceux qui en abusent.

La sauvegarde des communs face à ceux qui les vampirisent n’a plus qu’à attendre que le politique se mette à agir ou – moins improbable – que la finance s’effondre.

À moins que tout le monde s’y mette !

On vous invite à :

  • défendre “la BaZ” par votre présence sur place à la rue des Rasses 26b, ce vendredi 31 janvier dès 18h00 et samedi 1er jusqu’au soir, mais aussi le reste du temps.
  • écrire votre point de vue à Jürg Stäubli : CF&C Finance Suisse SA – Route de Lausanne 134 – 1197 Prangins ou staubli@cfc-corporate.ch. Lâchez-tout !
  • Imprimer, signer et faire signer la pétition lancée par des citoyen.nes sympathisant.e.s
  • Devenir pirate solidaire du projet
  • diffuser cette information et les suivantes sur vos réseaux.
  • Organiser des actions et événements, à la Baz ou ailleurs, connecter les lieux et personnes solidaires.

MERCI !

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