Essque que tu baz ? après 2 semaines de ré-occupation.

Vous nous excuserez d’avoir cédé à la tentation du jeu de mot à la con, c’est quand même pour ça (mais pas que) qu’on a baptisé le lieu ainsi.

C’est aussi parce qu’on est très content.es : On fête deux semaines de ré-ré-occupation de la Baz demain lundi 17 avec la (re)projection d’alternasuissse au Royal à 20h suivie d’une visite guidée …et non “porte-ouverte” car on ne peut pas faire de “porte-ouverte” d’un lieu qui l’a toujours ouverte (la porte).

Et on a un TIPI ! On y dort merveilleusement douillettement, vous pouvez pas imaginer.

Premier habitat expérimental de la ZàB. Alors évidemment, tout le monde va gueuler car on a même pas attendu, ni un quelconque jugement ou permis de construire, ni même un arrangement avec le grand propriculateur de la friche. Pour être fr-hanches : on s’en friche. On est des Zàbirates (contraction de Zàbistes, indien.nes et pirates pour ceulles qui sont un peu lent.es et pour les médias) et que dans cet imaginaire collectif là, il n’y a pas le loisir de bureaucrater. Cette voie comporte un risque de stérilisation de la créativité trop importemps. On en a une preuve quasi-scientifique offerte par notre longue expérience documentée ici.

En Suisse, la désobéissance semble être la seule alternative qui rende l’autogestion viable. En clair : on ne “fout pas l’bordel” pour le fun, on existe au seul endroit où il est encore possible de créer un échange non-marchand. Valeur de baz. Nous en avons créartagée plus ces 3 derniers mois qu’en 3 ans en mode institutionnel. Donc on continue : on s’occupe de la baz. Et c’est chouette.

reoccupons

Ne paniquez pas chers,ères mini-propriétaires, seule l’indécente spenculation immobile-lierre est ici visée. Il y a passablement d’objets vides à partager avant qu’on se retrouve à occuper votre salon privatifs. C’est le genre de légendes urbaines qui ont la peau dure, quand c’est les lobbydias mainstream qui les propagent. Ça fait peur aux bonnes gens et c’est pas drôle, car après ils font des mures encore plus hauts.

En parallèle, en réponse à la bonne volonté de M. Petite-poussière-Stäubli, qui répète à tout.es journalistes qu’il adooore la culture (ndlr: …dominante), une proposition de contrat de confiance lancée par des Sainte-cris devrait être arrivée sur son bureau. On propose que tout le monde fasse une petite prière pour qu’il fasse le bon choix : retirer au plus vite ses investissements de ce village de dissident.es.

Ça soulagerait pas mal de monde, à commencer par la gendarmerie locale, qui a beaucoup de plaisir à venir parler météo avec nous et qui angoisse un peu, autant d’avoir failli à exécuter l’ordre de sortie immédiate du 26 janvier, que d’en recevoir une réplique qui la forcerait à jouer aux cowboys. Les témoignages des citoyen.nes-reporter feraient alors applaudir quelques nostalgiques du lynchage de peau-rouge, ni plus, ni moins.

Ça ne résoudrait évidemment pas la problématique traitée et remettrait encore moins en question la méthode choisie par le collectif. Parce que tout le monde cogite, panique, déblatère, s’astique et s’insurge, mais que proposent les décideurs,euses ? rien. Enfin si, un peu de greenwashing du coté des investissements. “Tout va bien, rendormez-vous et n’oubliez pas d’acheter vos déchets locaux”.

Ça ne suffit plus. C’est pas la génération Y qui le dit, c’est la suivante. C’est elle qui tient la Baz avec ce qui lui reste de désir d’un monde apaisé.

C’est un peu pompeux comme fin, non ?

Merci à toustes pour votre soutien sans quoi… ben rien. Pour finir : on ne le répétera jamais assez, bienvenue à la Baz !

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