Un remède à la pandémie ?

Si on se contente de jouer aux survivalistes, on ne fait certainement que précipiter la seule véritable crise, celle où il n’y a plus d’enjeux, plus de désir, plus rien à sauver. Nous nous foutrions alors de tout en attendant la fin.

Mais quelle est cette fin qui nous pend au nez que personne ne sait nommer sans incertitudes ? Je vous ai fait un QCM : plusieurs choix sont possibles :

  1. du capitalisme mondialisé, ce bicentenaire malade qui – refusant un diagnostic évident – vampirise les ressources des plus pauvres pour survivre artificiellement ?
  2. de l’espèce humaine ?
  3. de la bio-diversité de notre planète ?
  4. de l’amour, de l’humour, de la confiance, de la solidarité, de l’art, de l’utopie ?

Moi, j’ai une préférence claire. Mais pourquoi devrait-on attendre ?

Il est une expression qui m’agace, tant elle est assénée à répétition dans la médiocrité du débat politique : “Jeter le bébé avec l’eau du bain”. Dans ma version, le bébé c’est le désir, la flotte c’est notre rapport à l’autre, la baignoire c’est pacha mama. On est toustes dans le bain. On y transpire nos petites peurs, nos lâchetés et nos désillusions. L’eau devient verte dégeu, la baignoire et le bébé à la peau sensible s’en imprègnent inexorablement.

Tant qu’on se laissera gaver de soupe à la grimace par le couple état/croissance, on suera toxique. Je propose donc de leur asséner un “Bouffez-la vous-même votre soupe pourrie, vous êtes même pas nos parents, d’abord !” et se mettre à faire nos propres BOUFFES POP’ épicées solidaires, comme des grand.e.s ! (Oui, c’est un placement de produit, mais à prix libre, ça passe).

Ce que je veux dire par là, c’est qu’il manque au moins une case aux recommandations de l’OFSP : celle qui enjoint, après s’être bien lavé les mains, à en tendre une (gantée) à votre voisin octogénaire qui risque de mourir de solitude en quarantaine et l’autre à la gamine de 8 ans qui crève de froid à la frontière.

Puisque l’économie se vautre complètement, profitons-en pour développer des modèles d’entraide et de proximité, c’est beaucoup plus rigolo et durable et beaucoup moins mortifère.

Concrétement : Bienvenue à la BAZ pour les ateliers ci dessous, ça devrait être tranquille ces prochains jours, les flics auront probablement autre chose à faire que de venir nous enquiquiner.

Voilà. Je suis content. Gros becs collants à toustes !

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