24 HEURES “Vers une sortie de crise à l’ex-usine Reuge “

24 juin 2020 : Note du webmaster de Pantographe.info : Pour en savoir plus, nous vous invitons à passer sur place. Collectifs ou individus sympathisants, créateurices et bâtisseureuses d’imaginaires, vous pouvez adhérer à la nouvelle assoc’ “A la base”, structure faitière d’un réseau solidaire que l’on espère de grande envergure, et surtout amener vos idées, savoirs-faire et désirs, dans ce lieu où la magie perle goutte à goutte à travers les murs de l’impossible.
Les activités journalières (qui n’ont jamais cessé) continuent !

Par Frédéric Ravussin

source : www.24heures.ch

Actuellement, des squatteurs séjournent sur place. Or, le site ne peut pas être occupé 24 h/24.
Frédéric Ravussin

L’annexe de l’usine est occupée depuis sept mois. Le propriétaire a entamé des négociations avec une association nouvellement créée qui souhaite y créer un lieu alternatif.

C’est ce qui s’appelle un pas en avant dans une situation qui semblait être dans une impasse profonde. Dimanche, une trentaine de personnes physiques et morales de la région de Sainte-Croix ont créé l’association À la Base. Elles ont ainsi répondu à l’une des exigences de Jürg Staübli, propriétaire de l’ancienne usine Reuge dont l’annexe est occupée depuis la fin du mois de novembre par différents collectifs. Les squatteurs qui s’y sont installés revendiquent cet espace afin d’y développer un projet socioculturel autogéré. Une aspiration qui rejoint dans les grandes lignes les envies des membres fondateurs de la nouvelle association avec qui des liens se sont logiquement tissés.

«En août dernier, nous avions rencontré la Municipalité pour voir si elle imaginait un endroit où nous pourrions installer le lieu alternatif dont nous rêvions», souligne Evelyne Jelk, membre d’À la Base. Le 16 juin, cette dernière faisait partie de la délégation qui a rencontré Raphaël Mahaim, l’avocat représentant les intérêts de Jürg Stäubli, en présence du syndic Cédric Roten et du municipal Yvan Pahud. Cette entrevue faisait suite au résultat du concours d’idées lancé cet hiver. L’homme d’affaires domicilié sur La Côte y invitait tous ceux qui le souhaitaient à soumettre un projet à vocation culturelle ou sociale allant dans l’intérêt de la commune et de la région. Le groupe de citoyens pas encore constitué en association est le seul à y avoir répondu.

«En août dernier, nous avions rencontré la Municipalité pour voir si elle imaginait un endroit où nous pourrions installer le lieu alternatif dont nous rêvions»Evelyne Jelk, membre d’A la Base.

Les discussions de la semaine dernière se sont révélées constructives. «On a senti une volonté d’aller de l’avant de toutes les parties», reprend Evelyne Jelk. L’idée d’un prêt à usage a ainsi été évoquée. «M. Staübli nous met gratuitement ses locaux à disposition sous condition de mise aux normes. Et nous nous engageons à quitter les lieux sans faire de vagues quand son projet immobilier pourra se concrétiser.»

Illégal d’y dormir

S’il n’a pas d’objection à ce que les squatteurs actuels rejoignent À la Base, le propriétaire exige toutefois qu’ils quittent les lieux afin que l’association puisse s’y installer. «Le Collectif pour la culture nous a légué tout le matériel actuellement installé là-bas. C’est important pour nous dans le sens où nous souhaitons qu’il y ait une continuité des activités proposées», explique Evelyne Jelk.

Un autre point sensible doit être respecté. Actuellement, des squatteurs séjournent sur place. Or, le site ne peut pas être occupé 24 h/24, puisqu’il n’est légalement pas possible d’y dormir. «Avant qu’un contrat de confiance puisse être signé, nous voulons avoir l’assurance que personne n’y reste toute la nuit», conclut Raphaël Mahaim.

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