20.04.21 / Europe1 : ” Enlèvement de Mia : au coeur du refuge anti-système où a été retrouvée la petite fille “

Après plusieurs jours de recherche, la petite Mia a été retrouvée en bonne santé dans une usine désaffectée avec sa mère. L’usine située à Sainte-Croix en Suisse, est occupée par un collectif d’artistes. “Ce n’est pas un squat”, assure ses membres qui occupent le bâtiment avec l’accord du propriétaire.

C’est dans une ancienne usine de boîtes à musique désaffectée, à Sainte-Croix dans le canton de Vaud en Suisse, juste derrière la frontière française, que Mia et sa mère ont été retrouvées dimanche, après plusieurs jours d’intenses recherches. Il s’agit d’une usine en pleine reconversion, occupée et aménagée. On a beaucoup parlé d’un “squat”, mais la réalité est bien différente, comme l’a pu constater Europe 1 sur place.

Salon cosy, vinyles, gel hydroalcoolique, bâtiment non-fumeur… Le collectif d’artistes qui s’est installé dans la bâtisse depuis un an et demi occupe des lieux avec un grand respect. “Tout ce que vous voyez, c’est de la récup'”, souligne une des membres du collectif. L’occupation se fait avec l’accord du propriétaire de l’usine, à condition que personne ne dorme sur place, expliquent les personnes présentes dans le lieu. 

“Extrême inverse”

Si tout le monde a accueilli Mia et sa mère, les personnes présentes n’étaient pas informées du kidnapping, expliquent les artistes. Estelle, membre du collectif, se sent blessée d’être assimilée au profil des kidnappeurs de la fillette : “j’ai reçu un mail d’injures hier soir qui me traitait de kidnappeur d’enfants. Ça m’a bouleversée”, raconte-t-elle.

Soupçonnés un temps d’être complotistes, survivalistes ou encore d’extrême droite, les membres du collectif réfutent. “Je dirais presque que c’est l’extrême inverse”, souligne Estelle. Les membres reconnaissent qu’il est arrivé plusieurs fois d’accueillir une ado fugueuse, sans trop se poser de questions. C’est sans doute pour cela que la mère de Mia a débarqué ici, analyse un membre du collectif.

Par Arthur Helmbacher, édité par Yanis Darras

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